La résistance au feu d'un élément de construction ou d'un équipement est son aptitude à assumer sa fonction malgré l'incendie auquel il est soumis. Elle se réfère à des conditions d'exposition à la chaleur appelée "actions thermiques'' et à des critères de performance relatifs aux fonctions assurées.
Elle est exprimée par un classement caractérisant les performances évaluées (étanchéité au feu, isolation thermique, résistance mécanique...) complété de la durée forfaitaire pendant laquelle l'élément de construction ou l'équipement assure sa fonction malgré l'incendie auquel il est soumis. La résistance au feu est évaluée par essai conventionnel ou spécifique, calcul, avis d'expert ou selon une approche mixte combinant les précédentes.
Les essais sont dits "conventionnels" car, le plus souvent, ils se réfèrent à un scénario de feu prédéterminé et non aux sollicitations thermiques réelles pour l'ouvrage concerné. En effet, les acteurs de la construction pratiquent et maîtrisent les solutions traditionnelles pour les ouvrages courants.
En revanche, lorsque l'usage des scénarios de feu prédéterminés induit de lourdes difficultés techniques et économiques, le maître d'ouvrage ou le maître d'œuvre peut recourir à une méthode alternative (ingénierie de la sécurité incendie). Cette dernière consiste à déterminer les actions thermiques réalistes issues de l'examen des scénarios d'incendie exploitant les informations sur la nature (quantité et débit calorifique) des matières combustibles susceptibles d'être impliquées dans le feu et les conditions de ventilation. La résistance au feu des structures en béton armé, en acier ou en bois peut être évaluée par des méthodes de calcul définies à l'échelle nationale (DTU Feu Béton, Feu Acier et Bois Feu) ou européenne (Eurocodes).
Bâtiment
Tunnel (sollicitations thermiques de type Hydrocarbure Majoré – HCM – ou autres) :