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ISI : quatre démarches pour une méthodologie

La méthodologie ISI repose avant tout sur une démarche globale, dans laquelle on s’intéresse à ce que l’on souhaite protéger et aux critères de performance recherchés. Il est préalablement nécessaire de fixer le périmètre considéré, par exemple un bâtiment, ainsi que ses règles de fonctionnement et de sécurité. Vient ensuite la définition d’un scénario d’incendie. Celui-ci débute au moment du départ du feu et s’achève lors de son extinction ou de l’arrivée des pompiers, voire à l’évacuation des occupants.

Analyse qualitative, choix des outils de calculs, évaluation quantitative (simulations, calculs)… : lorsqu’une solution constructive est jugée satisfaisante, elle peut alors s’intégrer dans les phases de construction, d’exploitation et de maintenance du bâtiment.

Ce type d’étude suit une méthodologie bien établie. Une fois que l’on a défini, en concertation avec le maître d’ouvrage ou l’exploitant du bâtiment des mesures de mise en sécurité, le mode de démarrage du feu (lieu, premier objet combustible…), le logiciel de simulation va automatiquement engendrer une succession d’événements (bris de vitre, ouverture d’une porte…) impactant le mode de propagation de l’incendie. L’évaluation de la solution constructive la plus appropriée en matière de protection contre le feu s’obtient en appliquant une approche probabiliste, après avoir réalisé de très nombreuses simulations, en identifiant celles qui conduisent à un événement non souhaité, comme, par exemple, le décès d’un occupant. La probabilité de survenance de tels événements s’obtient en faisant le rapport "d’histoires" y conduisant sur le nombre total de scénarios joués. Cette probabilité définit ainsi un niveau de sécurité.

Au final, l’objectif consiste bien évidemment à trouver une solution qui satisfasse les critères de performance fixés. Le tout pour améliorer la sécurité dans les bâtiments, mieux utiliser les techniques existantes et faciliter l’innovation.