Vitrage : vers une généralisation des "warm edge" et du remplissage gaz ?

La mise au point des "warm edge" et le remplacement de l’air compris entre deux vitres par un gaz rare ont constitué des évolutions majeures dans le monde du vitrage. Avec des améliorations thermiques sensibles.

La montée en puissance du "warm edge" (ou vitrage à bord chaud) observée ces dernières années ne s’est pas démentie. Tout juste quelques années après son apparition, près de 50 % des doubles et des triples vitrages mis sur le marché sont équipés de tels systèmes. Exit les intercalaires en aluminium. Place aux systèmes en acier galvanisé, en acier inox ou à base de matériaux de synthèse. La raison de ce succès est claire, car les "warm edge" possèdent tous un point commun : leurs propriétés thermiques sont notablement meilleures que celles présentées par l’aluminium. Toutefois, un problème d’ordre économique fait encore obstacle à la généralisation de ces vitrages à bord chaud. Il est lié à la relative complexité de leur mise en oeuvre qui entraîne une baisse de productivité dans les usines de fabrication. D’où des coûts sensiblement à la hausse.


Les gaz rares chassent l’air

Le remplacement quasi généralisé de l’air par un gaz rare représente l’une des autres évolutions principales dans le domaine du vitrage. "L’argon et, plus exceptionnellement, le krypton sont présents dans 70 % à 80 % des fenêtres produites actuellement, confirme Gérard Delsahut, expert en vitrage au CSTB. Mais attention ! La présence de tels gaz doit être associée à la mise en place d’une couche à faible émissivité sur les vitrages, pour obtenir des produits possédant des propriétés thermiques optimales." La combinaison argon/couche basse émissivité a fait chuter de façon considérable le coefficient exprimant la transmission thermique du vitrage. Celui-ci est passé de 2,7 pour un produit de base à 1,1 pour son équivalent associant gaz rare et couche faiblement émissive. Un chiffre qui peut tomber à 0,6 dans le cas d’un triple vitrage associant ces différents procédés.

"Warm edge" et certification Cekal

Les nouveaux procédés de vitrage à bord chaud réalisés en matériaux de synthèse peuvent tout à fait être pris en compte dans le cadre d’une certification Cekal. Une seule condition à cette éligibilité : ils doivent impérativement faire l’objet d’un document technique d’application (DTA).