BatiEtude a récemment fait réaliser une vaste enquête sur le marché français de la fenêtre. Ce travail représente un document de référence pour les professionnels de ce domaine d’activité. En voici une brève présentation.
Effet de la crise sur la construction ? Diminution du nombre de rénovations de logements, principal débouché pour le marché des fenêtres avec deux ventes sur trois ? Ou les deux à la fois ? Quoi qu’il en soit, le travail récemment publié par BatiEtude montre que le marché français de la fenêtre – tous matériaux confondus – a reculé de 1 % entre 2007 et 2008, ce qui représente un volume global de 12 millions d’unités. L’évolution observée est en rupture avec les exercices précédents, la progression annuelle moyenne entre 2000 et 2006 ayant été estimée à 4 %. Toutefois, en deux ans, le chiffre d’affaires global réalisé par les professionnels a progressé de 20 %. L’explication de ce paradoxe apparent tient dans une augmentation des prix essentiellement due à la l’émergence de produits de plus en plus techniques.
La décennie écoulée aura été marquée par le recul constant du bois comme matériau entrant dans la composition des fenêtres. Celui-ci n’occupe plus que 14 % du marché. Ce recul s’est fait au profit de l’aluminium (21 %), qui ne cesse de progresser et, surtout, du PVC encore largement majoritaire (63 %). Tous matériaux réunis, le pourcentage de fenêtres et de portes-fenêtres à ouverture dite "à la française" reste stable aux environs de 60 %, "l’oscillo-battant" semblant toutefois maintenant bien ancré dans l’univers de la fenêtre avec 22 % des ventes. Autre tendance forte : en 6 ans, la part des vitrages à performances renforcées est passée de 51 % à 85 %. Enfin, l’analyse réalisée par BatiEtude en 2008 montre que, en France, le triple vitrage a du mal à décoller. Il ne représente aujourd’hui pas plus de 2 % du marché.